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En vue accroître davantage le don d’organes, les députés de la majorité, en étroite collaboration avec les experts, ont ajouté deux nouveaux systèmes d’enregistrement. Une évolution certaine en termes d’accessibilité.

La proposition de loi, déposée par le député MR Damien Thiery, (en co-signature avec Valerie Van Peel, Nathalie Muylle et Vincent Van Quickenborne) a été votée en séance plénière aujourd’hui. L’objectif est de faciliter l’accès à l’enregistrement de la déclaration anticipée en vue accroître le nombre de candidats donneurs. La Belgique se positionne ainsi en tête du peloton européen en matière de don d’organes en élargissant les possibilités de s’inscrire comme donneur.

Jusqu’à présent, pour être donneur d’organes, il fallait en effet s’enregistrer auprès de la commune, une démarche parfois laborieuse. Dorénavant, il sera possible de s’enregistrer soit directement auprès de son médecin généraliste, soit électroniquement via sa carte d’identité.

« Nous sommes convaincus que cette évolution législative pourra contribuer de manière positive à l’augmentation des enregistrements positifs et par là, de sauver davantage de vies. Il reste cependant primordial d’informer correctement les citoyens pour que les règles soient bien comprises et appliquées par tout le monde », explique Damien Thierry.

Si ces deux nouvelles alternatives permettent aux patients de déclarer leur souhait de céder leurs organes plus facilement, elles soulagent également les familles d’une prise de décision souvent difficile dans pareilles circonstances.

Déjà pionnière dans sa législation avec le principe de l’opting out (consentement présumé), la Belgique espère voir de la sorte augmenter le nombre d’enregistrements pour faciliter le travail du personnel médical et sauver ainsi de nombreuses personnes en attente de greffe.