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Une proposition de résolution, portée, entre autres, par la députée MR Sybille de Coster, vient d’être votée à l’unanimité en commission des relations extérieures de la Chambre. Elle enjoint le Gouvernement à réparer les erreurs commises à l’égard des enfants métis lors de la décolonisation.

Dans les années 60, alors que les anciennes colonies belges obtenaient leur indépendance, de nombreux enfants métis furent déracinés de leur pays natal pour être adoptés, parfois de force, en Europe.

Les enfants étaient alors séparés de leur mère pour être placés dans des familles d’accueil ou dans des institutions. Les papiers d’identité et les actes de naissance de ces enfants ont disparus dans le processus. Et à eux d’en payer une double conséquence : non seulement ils ont perdu leur famille biologique, mais également leur identité. Avec l’impossibilité de retrouver par la suite leurs familles.

Pour ces jeunes métis, devenus adultes, les blessures subies restent vivaces et leur combat a trouvé un écho favorable au Parlement. La résolution proposée par Sybille de Coster avec le soutien de la plupart des autres formations politiques, veut rendre possible l’identification des mères biologiques. A cette fin, les autorités belges devront mettre à disposition toutes les informations et archives qu’elles possèdent à ce sujet afin de faciliter les recherches.

Pour la députée fédérale, « il nous parait important que le gouvernement puisse reconnaître publiquement et solennellement la responsabilité de la Belgique dans cette situation et puisse s’excuser pour les manquements dont elle et ses représentants ont pu faire preuve à cette occasion. Il peut également être judicieux que cette reconnaissance publique puisse être éventuellement accompagnée d’une trace physique permanente, sous forme d’œuvre d’art, de stèle ou de tout autre mémorial visible. »

La proposition de résolution sera proposée au vote en séance plénière de la Chambre dans le courant du mois de mars pour son adoption définitive.