David Clarinval

Ce jeudi 2 février, la loi visant à remplacer les éco-chèques par un montant net identique sera prise en considération en séance plénière. L’occasion pour David Clarinval, Député fédéral MR, d’expliquer pourquoi il soutient le projet.

Apparus en 2009, les éco-chèques constituent un moyen d’octroyer un avantage net aux salariés. Valables deux ans et utilisables dans les enseignes affiliées au réseau « Ticket EcoChèques® », les éco-chèques sont destinés à l’achat de produits ou services écologiques répartis en plusieurs catégories.

Les quatre partis de la majorité du Gouvernement fédéral (l’Open VLD, le CD&V, la N-VA et le MR) ont introduit une proposition de loi visant à remplacer les éco-chèques par un montant net identique qui sera directement versé sur le compte du salarié.

David Clarinval, Député fédéral MR, a décidé de signer ce texte pour diverses raisons :

  • Les éco-chèques représentent un coût conséquent pour les employeurs (qui doivent acheter ces éco-chèques), pour les commerçants (qui doivent payer pour percevoir l’argent qui leur est dû via ces chèques) et pour les travailleurs (de plus en plus d’éco-chèques sont perdus, volés ou périmés, ce qui présente une perte pour leur pouvoir d’achat)
  • L’objectif de ces éco-chèques était d’orienter l’achat des travailleurs vers des produits ou des services écologiques. Malheureusement, la liste de ces produits est bien trop restreinte et les travailleurs ne trouvent pas facilement le moyen d’écouler ces éco-chèques dans les commerces qui les acceptent. Cela représente donc une contrainte pour de nombreux travailleurs.
  • Les éco-chèques représentent un dispositif anti-libéral. En effet, la liberté des travailleurs est entravée par le fait qu’ils ne perçoivent pas directement leur revenu et qu’ils sont obligés de consommer certains produits, dont ils n’ont pas forcément l’usage.
  • Ces éco-chèques profitent essentiellement aux sociétés émettrices.

Pour David Clarinval, ce système d’émission d’éco-chèques comporte plusieurs défauts et il commence petit à petit à s’éteindre de lui-même (par le biais de conventions collectives, plusieurs secteurs sont en train de les supprimer) : « je pense que le système des éco-chèques, même s’il partait d’une bonne intention, a montré ses limites. Cette proposition de loi est donc une excellente chose car elle n’enlève absolument rien au pouvoir d’achat des travailleurs et elle supprime les contraintes et les frais liés à l’utilisation des éco-chèques. »